Et il me paraissait inconcevable de croire en une possible éclaircie tant mon quotidien était sombre.
— NORMA (@NormaResiliente) August 24, 2020
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PS : Avant de sortir de votre coquille, munissez-vous d’une bonne paire de lunettes. La vie va vous éblouir !
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Je vis seule avec ma mère, je ne connais pas plus mon père que les tortues connaissent le leur. Mais depuis quelques mois, ma mère fréquente un homme plein de gentillesse, d’amour et qui veut bien que je l’appelle Papa !
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2. SORTIR DU DÉNI 🤯
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La phrase est lancée, mon cœur bat à toute allure, j’ai peur. Peur d’avoir fait une énorme bêtise, que mon grand-père me tue comme il me l’a si souvent promis. Peur que mon copain se moque, qu’il ne me croie pas.
Je me rappelle encore écouter mon psy me dire qu’avec un peu de temps, je réussirai à aller à l’autre bout de la France en voiture, que je pourrai me mélanger à une foule, que je réussirai à remonter sur scène. Je me disais clairement que ce psy était fou.
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Kiss, love et vinaigre blanc, c’est mieux pour les océans 😉
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Cette vie commence à sentir bon pour l’enfant que je suis et qui ne comprend pas pourquoi on ne vient jamais la chercher à 2 devant l’école.
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Comme toute peur, elle s’estompe seulement au moment où on la dépasse.
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Et puis, au fil des séances, au fil de ma réassurance, je prends conscience qu’il n’est pas si timbré. Chaque journée est faite d’une petite victoire.
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Je les rencontre enfin, les parents de ce papa d’adoption qui me donnent sur un plateau tout ce dont je rêve : l’amour d’un père, sa famille, une maison du dimanche et son poulet croustillant. Cette fois, je saurai quoi dessiner à l’école !
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