Pour éviter que les places soient prises d’assaut sur Doctolib par des gens qui n’habitent pas dans le département, la mairie crée une ligne dédiée en urgence. Le cabinet du maire se transforme en standard pour prendre les rdv sur Doctolib à la place de vieilles personnes.
— Nicolas Delesalle (@KoliaDelesalle) March 8, 2021
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Le fils, Malik, barbe longue, ne parle pas aux journalistes d’habitude, « mais là, ça va, c’est les vaccins ». Il est heureux, soulagé pour ses parents.
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La scène ressemble au dernier plan d'un film catastrophe. Sous les hauts plafonds de la Salle de la Légion d’honneur de Saint-Denis, des blouses blanches et bleues s’affairent dans douze boxes montés à la hâte. Des dizaines de personnes âgées attendent leur tour.
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Au 5e étage de la mairie, Violette Perrotte, jeune chargée de mission censée préparer la Journée des droits de la femme, se démène au téléphone pour combler la fracture numérique : « Hier, c’était le feu. « « C’est quel vaccin ? » demandent les gens.»
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Michel Jézéquel, 77 ans, vient se faire vacciner lui aussi. Il vit seul. Il est content de parler : « J’en avais marre d’entendre tous ces chiffres sur les morts, moi ça m’angoisse. Je dormais très mal. Maintenant, ça va aller, même si je ne peux toujours pas rejouer au bridge. »
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Un bataillon d’agents administratifs de la mairie enregistre le flux des arrivées derrière des ordinateurs. Les pompiers rassurent et canalisent la foule. Les enfants ont accompagné leurs parents. Tout cela a le goût et la couleur d’un « happy end » de surproduction américaine.
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«Si ce n’est pas le Pfizer, ils n’en veulent pas. Il y a deux mois, le public crachait pourtant sur ce vaccin. Maintenant, il est considéré comme la Rolls. Et personne ne veut de l’AstraZenica. »
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A côté de lui Aniss, jeune homme athlétique en survêtement couve des yeux sa minuscule grand-mère Zahira. Infirmière libérale, Julia Méchiche pique la mamie d’un geste sûr. Elle a sacrifié son weekend en amoureux pour venir : « C’est joyeux ici non ?», dit-elle.
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Pour la première fois depuis le lancement de la campagne de vaccination en France le 18 janvier, on vaccine enfin à tour de bras. « On dirait une scène de 1918 », siffle un vieil homme en souriant.
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Pour trouver le plus de bras possibles, des emails sont envoyés par le département et la caisse primaire maladie aux titulaires de la carte améthyste, aux personnes âgées isolées du fichier « canicule ». Des volontaires se rendent aux domiciles de personnes isolées.
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