"MAMAN ON PEUT JOUER À LA SWITCH ?!?"
— Juge Dread (@juge_dread) April 7, 2021
Oui la Switch, c'est bien ça la Switch.
Comme ça Maman va pouvoir continuer son jugem… Euh.. Non en fait, Maman va se servir un verre de vin et aller sur Twitter.
Voilà, c'est bien comme programme.
Et on finira le jugement demain.
Ou pas.
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Avant toutes choses, j'ai été vendeuse en temps partiel (sorry "conseillère de vente") de mes 18 à mes 24 ans pour deux marques de vêtements, de celles bien chères qui s'adressent aux femmes et qui vous vendent un t-shirt blanc Made in China à 85 euros.
— Constance Vilanova (@Const_vila) April 6, 2021
A noter qu'il n'est pas question de syndicat.
— Constance Vilanova (@Const_vila) April 6, 2021
Sauf en grands magasins. C'est d'ailleurs là que la solidarité entre "corners" et entre vendeuses s'exprime le plus. Ça fait partie de l'histoire d'ailleurs.
Chaque marque à sa boîte à outils pour vendre, chaque responsables ses conseils qu'elle distillent "aux filles". Perso : j'étais une machine de guerre, je pouvais vendre tout et n'importe quoi à n'importe qui. Passons. pic.twitter.com/rSmyZIrqda
— Constance Vilanova (@Const_vila) April 6, 2021
Les conseiller.e.s de vente sont obligé.e.s de vous dire "BONJOUR". Ca s'appelle la politesse. Par ailleurs, les marques utilisent désormais des "clientes mystère" qui travaillent pour l'entreprise, payées à tester le service de la boutique. Ne pas dire "bonjour-han" = blâme.
— Constance Vilanova (@Const_vila) April 6, 2021
On nous apprend ensuite à poser une question fermée (ou la réponse n'est pas oui ou non), ou à inviter au conseil. Mais, vraie conseillère attend une minute trente que la cliente soit entrée. Moi c'était "N'hésitez pas si besoin est, toutes les couleurs de sont pas exposées-han"
— Constance Vilanova (@Const_vila) April 6, 2021
"Mais qu'est-ce que ça change que j'achète ou non" Et bien : tout.
— Constance Vilanova (@Const_vila) April 6, 2021
Chaque vendeuse a un chiffre à faire. Les entrées sont comptées grâce à un capteur qui permet de calculer le T.T, le taux de transformation : c'est-à-dire notre façon de transformer ces entrées en vente. pic.twitter.com/DfEZLn6F84
Il y a aussi l'IV, l'indice de vente : le nombre de pièces vendues à une cliente en moyenne. Un bon IV, c'est 2. C'est pour ça que " Cette robe est vraiment sympa ceinturée" revient souvent et que je vous calais une ceinture à 180 euros à la taille sans vous demander votre avis.
— Constance Vilanova (@Const_vila) April 6, 2021
Ces marques exploitent "la concurrence féminine" créée de toutes pièces par le patriarcat pour que les vendeuses se défoncent. Les chiffres des autres boutiques de la même marque sont diffusés en direct sur l'ordi. La journée commence par un "On va battre rue XX". Ambiance
— Constance Vilanova (@Const_vila) April 6, 2021
Pas de miroir dans les cabines ? Tout simplement pour que vous en sortiez avec les vêtements à l'essai, et qu'une vendeuse vous intercepte et vous conseille. Se mettre derrière vous, réajuster les coutures sur les épaules montre qu'on connaît notre came. C'est désagréable ? Oui.
— Constance Vilanova (@Const_vila) April 6, 2021