Tu partais en train, c’était une aventure.
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La preuve tu t’en souviens encore.
Et tu avais adoré ça. pic.twitter.com/vcYBDy5fev
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C’était une époque où les valises n’avaient pas de roulettes.
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Les horaires des trains se lisaient sur des petits dépliants, un pour chaque ligne.
Il n’y avait pas de clim l’été, et l’hiver tu avais chaud, surtout aux pieds. pic.twitter.com/0oqajw4aEd
Mais tu pouvais ouvrir les fenêtres, sentir les vacances qui arrivent.
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Entendre les annonces en gare avec l’accent local, le vrai de vrai.
Dans le train, le contrôleur perçait un trou dans ton billet. pic.twitter.com/l3pJzPyFlx
Les tableaux des destinations faisaient un bruit de cascade bien caractéristique à chaque train qui partait.
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Tu achetais de quoi lire, car il n’y avait que ça à faire.
Lire et manger.
Manger en regardant défiler le paysages. Ta meilleur table de ta vie. pic.twitter.com/quLb1ZdRVC
Dès lors, les besoins se font dans la voie publique, dans des rues ou ruelles aux noms évocateurs comme la voie Basse-Fesse, la voie Aysance ou encore Bourgerue Pipi… pic.twitter.com/oEUWdFILeW
— Actuel Moyen Âge (@AgeMoyen) May 6, 2021
Petit calcul pour avoir une idée du problème. Un humain produit environ 150g de selles et 1,25L d'urine par jour. En 1328, il y a environ 200 000 Parisiens : ça fait 37 piscines d'urine par an et plus de 10 000 tonnes de selles… pic.twitter.com/zB28l0UPDm
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Et si on ajoute les défections des milliers d'animaux – bœufs, porcs, chevaux, moutons, poules… – qui vivent dans la ville à cette époque, vous comprenez que cette pollution poste de réelles difficultés pic.twitter.com/bRoN6PvAfF
— Actuel Moyen Âge (@AgeMoyen) May 6, 2021
Les activités industrielles sont elles aussi salissantes et polluantes. Bouchers, drapiers, tanneurs, barbiers rejettent des déchets, et polluent également le paysage sonore et odorifique pic.twitter.com/VcrPt3nrz7
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Tout est, comme maintenant, question de perceptions. Les contemporains par exemple pensent que les drapiers polluent les rivières car ils rejettent des teintures dans les cours d'eaux : mais en réalité ces teintures ne sont pas polluantes car elles viennent de plantes pic.twitter.com/uHLdVMoVbs
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En avril 1399, Charles VI résume la situation dans une ordonnance : « notre Ville demeure très sale à cause des ordures, excréments, boues, gravats, infections, aux altérations [des sols] et autres putréfactions très préjudiciables aux Hommes ». pic.twitter.com/IojgQnZN9q
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