En prenant les photos, Klaus Altmann a déposé son empreinte digitale sur le papier. S'il s'agit de Klaus Barbie, Ladislas de Hoyos en a maintenant la preuve mais il faut encore l'analyser. pic.twitter.com/jcSL5841qY
— Norédine Benazdia (@Benazdia) June 2, 2021
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L'interview se poursuit. Ladislas lui demande de répéter des phrases en français comme "je ne suis pas un assassin". "Je n'ai jamais torturé". Altmann fait semblant d'hésiter et ça s'entend. L'entretien se termine et les hommes du Ministère comprennent qu'ils se sont faits rouler pic.twitter.com/5EIovjV0g5
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Le cameraman Christian Van Ryswick en profite pour cacher les bobines de film dans un petit sac qu'il remet au Consul de France présent dans la pièce. Il ui dit : "tirez-vous d'ici, Allez à l'ambassade". pic.twitter.com/W1n1IDpm8j
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Bon réflexe car les officiers du Ministères exigent du caméraman qu'il leur remettent le film, il leur tend alors deux bobines vierges. Ladislas de Hoyos sert la main de Klaus Altmann. Les deux hommes se regardent dans les yeux. pic.twitter.com/2Fzp2GcrIF
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Les deux journalistes se précipitent alors à l'ambassade de France à quelques centaines de mètres de là. Sur place, de Hoyos se met à pleurer. Les empreintes sont analysées en France, les preuves sont formelles : Altmann et Barbie ne font qu'un. pic.twitter.com/RAViKjHINe
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Voici comment un journaliste a piégé de manière magistrale un ancien Nazi pendant une interview pour la télévision française.
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Vous allez voir que cette histoire est digne d'un roman d'espionnage et que le piège aurait pu être déjoué à plusieurs reprises.
Un #thread à dérouler pic.twitter.com/PttkUGE2yh
Les bobines de film traversent l'Atlantique en valise diplomatique et sont diffusées sur Antenne 2 quelques jours plus tard. https://t.co/vxXPNpXJ9M
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Cet ancien nazi, vous en avez certainement entendu parler. Il s'agit du "Boucher de Lyon", ou Klaus Barbie. Il était chef de la Gestapo de Lyon entre 1942 et 1944. Il est à l'origine de la déportation de milliers de juifs, gays, gitans et de l'arrestation et torture de résistants pic.twitter.com/3zlLt1bGAY
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Mais il faudra attendre 1983 pour que la dictature Bolivienne accepte de se séparer de son protégé aux compétences utiles pour ce genre de régime. Après des négociation et en échange d'armes, la Bolivie accepte de le livrer à la France.
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A la fin du conflit, il va collaborer avec les américains qui utilisent ses connaissances des milieux communistes. Mais sous la pression de la France qui veut le juger, les américains vont exfiltrer leur protégé en Amérique du sud et diront qu'ils ont perdu sa trace pic.twitter.com/8wz3EExSeH
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