Toujours soulé de la situation. J'ai plus rien à perdre ni à gagner, alors je confronte Noémie avec la vérité. Je lui dis que je sais tout, que je sais que c'est un fake. Elle nie. Je lui dis que j'ai retrouvé la personne dont elle vole le visage.
— Louan (@louanben) September 6, 2021
Non classé
Mais aucun des deux ne voit de suspect… Selon elle, personne de son entourage ne pourrait faire ça.
— Louan (@louanben) September 7, 2021
L'histoire est dingue mais j'avance pas beaucoup sur comment trouver le coupable. Je suis pas un inspecteur, je peux pas interroger Juliette en boucle jusqu'à trouver une piste
Bon alors faut savoir que je suis développeur web, donc faire un site de A à Z et l'héberger, c'est dans mes cordes. Sauf que j'ai la flemme, j'ai pas le temps, et j'ai pas la thune de payer un nom de domaine et un hébergement pour un truc qui va peut-être même pas marcher…
— Louan (@louanben) September 8, 2021
Tout est prêt, je prends une grande inspiration et je lance l'appel. Je stresse, je ne sais pas avec certitude sur qui je vais tomber. Est-ce qu'il va assumer ou bien nier jusqu'au bout ? J'ai aucune technique, j'ai jamais fais ça.pic.twitter.com/zTZfpykx3u
— Louan (@louanben) September 9, 2021
Hier, dans une petite commune fort riche, un papa qui scolarise son enfant autiste dans l'école publique du village appelle la mairie.
— Natalia Trouiller (@ntrouiller) September 10, 2021
"Oui, bonjour, je vous appelle pour mon fils E. Il a une notification MDPH pour avoir une AESH durant son temps de cantine.
-… Oui et ?
-… Hé bien c'est à la commune, donc à vous, de financer cette prise en charge.
— Natalia Trouiller (@ntrouiller) September 10, 2021
– Oh la la mais vous êtes sûr ?
– Tout à fait certain madame.
– Ah mais je suis désolée monsieur, mais ça va pas être possible !
– Je crains que ce ne soit pas une question de possible ou
d'impossible, madame: c'est la loi.
— Natalia Trouiller (@ntrouiller) September 10, 2021
– Mais on n'a pas les budgets !
– Oh, j'imagine que vous devriez pouvoir trouver 600€ par mois madame.
– Oui mais si on vous les donne à vous, tous les autres vont réclamer ! Il a quoi votre petit garçon ?
– Ça ne vous regarde pas madame: vous avez la notification MDPH, cela vous suffit pour faire appliquer la loi.
— Natalia Trouiller (@ntrouiller) September 10, 2021
– Bon, je vais voir ce que je peux faire… Mais je vous garantis rien hein !
– Oh mais je suis sûr que vous allez trouver madame. Au pire, nous nous retrouverons
au tribunal. Vous savez, nous avons en moyenne deux procès par an contre des institutions publiques qui ne respectent pas les droits de notre fils. Faites comme vous le sentez."
— Natalia Trouiller (@ntrouiller) September 10, 2021
Se battre. Sans cesse. Non pour un privilège, juste pour se voir appliquer la loi.
— Natalia Trouiller (@ntrouiller) September 10, 2021
Tout le temps.
Tous les jours.
Plusieurs fois par jours.
Le quotidien des personnes handicapées et de leurs familles face à ce qu'il faut bien appeler de la maltraitance institutionnelle.