Péniblement, et en passant par le tunnel de Frejus, ils arrivent en France. La mère patrie.
— BB27000 (@BB27000) December 8, 2021
Enfin.
Non classé
Devant l’ampleur du drame et pour éviter d’annoncer une si terrible nouvelle en pleine fête de noël, l’accident est classé « Secret Militaire » par l’armée.
— BB27000 (@BB27000) December 8, 2021
Les journaux de l’époque sont muselés.
Il n’existe que peu de photos.
La gare de Modane.
— BB27000 (@BB27000) December 8, 2021
Pour eux ce n’est pas qu’une gare, c’est la terre natale.
Le temps de réformer le train avec ses 17 wagons, les soldats sortent fumer sur le quai, beaucoup descendent toucher le sol.
Dernière cigarette. pic.twitter.com/hP3Eg0gwsz
Six cheminots seront même jugés en Conseil de Guerre discrètement, dont le mécanicien rescapé.
— BB27000 (@BB27000) December 8, 2021
Aucun ne fut condamnés.
L’affaire ne fut rendu publique que vers 1919.
Un train express de passagers partira devant eux.
— BB27000 (@BB27000) December 8, 2021
Privilège du grade aidant, tous les officiers quittent le train de poilus pour monter dedans.
Les soldats voient ainsi partir leurs chefs dans des voitures chauffées.
C’est qu’à Modane, le conducteur avait refusé de partir.
— BB27000 (@BB27000) December 8, 2021
Le règlement imposait une locomotive en queue de convoi.
Pour « retenir » le lourd convoi.
Mais cette Locomotive avait été envoyé sur un autre train (un convoi d’artillerie vers le front).
Je m’arrête là pour vous décrire le train des poilus.
— BB27000 (@BB27000) December 8, 2021
Le train numéro 612.
Une seule locomotive va le tirer jusqu’à Lyon.
Derrière, encadrant les 17 voitures passager, deux fourgons.
Mais attention, tout le train n’est pas totalement freiné. pic.twitter.com/DoIhGjUoJ8
Un lieutenant avait alors tenté d’imposer le départ du train au mécanicien. Qui refusa.
— BB27000 (@BB27000) December 8, 2021
La guerre entre le règlement de la compagnie et le règlement militaire.
il y a dans les trains des « wagons freins » .
— BB27000 (@BB27000) December 8, 2021
En gros le freinage est assuré par un agent dans sa guérîtes, qui a à sa disposition un frein à vis.
Quand le conducteur siffle, un coup, il freine, deux coup, il défreine. (Pour faire simple). pic.twitter.com/OcobS9VcAi
Le capitaine Fayolle, commandant du traffic de la gare intervient et impose au conducteur de partir comme ça.
— BB27000 (@BB27000) December 8, 2021
Le conducteur ne fit qu’obéir aux ordres.
Victoire du règlement militaire…