elle-même. Je lui ai expliqué qu'il souffrait de LA maladie de la patience et de l'auto-indulgence. Le "get well soon", on oublie. Il a le droit d'aller mal, de le dire et ça prendra le temps qu'il faudra, ya pas d'urgence à guérir. 7/n
— Émi Léïmage (@Lalykse) January 29, 2022
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Autant que possible, j'évite de lancer une conversation par "Ça va ?". Parce que non, ça va pas, qu'il risque de se sentir obligé de me retourner la question et qu'après les réponses, on n'en fait rien. Que dans son état, répondre à chaque fois que ça va pas, c'est chiant
— Émi Léïmage (@Lalykse) January 30, 2022
Le regard des autres, on s'en fout aussi. "Mes potes doivent être inquiets", j'ai pris rdv avec la CPE et la CO-Psy EN pour leur expliquer les raisons de l'absence de mon fils afin que si ses amis le souhaitent, ils aient les bons mots et l'espace nécessaire pour s'exprimer. 8/n
— Émi Léïmage (@Lalykse) January 29, 2022
pour tout le monde. C'est con hein. Faut y penser. Ça va ?, ça fait 14 ans que je m'en inquiète 56 fois/jour. Je le laisse poser la question s'il en a envie et sinon, je démarre par un "désintéressé" : "Tu faisais quoi avant de m'appeler ?" Pour l'humour du point précédent m
— Émi Léïmage (@Lalykse) January 30, 2022
Une source de pression désamorcée. Autre chose qui l'a bien aidé au départ, c'est de rencontrer des jeunes du même âge qui eux étaient proches du retour chez eux. Il a pu constater par lui-même que c'était possible d'aller mieux et 9/n
— Émi Léïmage (@Lalykse) January 29, 2022
Maniez-le quand même. Le noir, le léger, le cynique, le drôle, c'est important aussi. Là, il vient de rire sincèrement de toutes ses forces parce qu'en jouant à Mario, il a sauté dans le vide et que j'ai répondu "Ah donc même virtuellement, tu tentes la mort, quoi".
— Émi Léïmage (@Lalykse) January 30, 2022
qu'une autre issue que la mort était possible.
— Émi Léïmage (@Lalykse) January 29, 2022
Il a besoin de sécurité. Ça passe par l'organisation et la projection. Une perm de 24h organisée la veille au soir, c'est pas tenable. Les visites à des heures variables non plus. À sa demande, j'y vais 1 jour sur 2. Toujours 10/n
Entre 15h et 15h30. On va prendre un goûter à la cafétéria de l'hôpital, on parle, on regarde des vidéos sur TikTok, on revient dans le service, je repars vers 17h. C'est une routine et c'est important. Il est autorisé à aller mal et je ne le désaime ni ne le délaissé pour 11/n
— Émi Léïmage (@Lalykse) January 29, 2022
autant. Il a aussi le droit de se sentir bien. C'est pas parce qu'il va bien à 15h que c'est une injonction à continuer d'aller bien à 16h. Ou le lendemain. On accueille les émotions, les vagues, les angoisses et on les gère. Verbalement ou médicalement. 12/n
— Émi Léïmage (@Lalykse) January 29, 2022
Il apprend à apprivoiser tout ça, à composer avec. Il sait qu'il n'est pas le seul à traverser ça mais parce qu'il l'a constaté. Pas parce qu'on lui a dit en minimisant ou en le faisant relativiser. Bannissez les "T'as tout pour aller bien" et autres "D'autres vont plus mal 13/n
— Émi Léïmage (@Lalykse) January 29, 2022