Je lui ai demandé de me rédiger une petite liste de choses à faire si la situation se présente. Certains voudront être seuls, dans le noir, d'autres préféreront un câlin. Face à la crise, on est moins démuni avec cette liste dans la poche. Et on s'adapte. Toujours.
— Émi Léïmage (@Lalykse) January 30, 2022
Non classé
de son état. Il sait aussi qu'il peut parler en confiance et que ce n'est pas plus honteux d'être dépressif qu'enrhumé.
— Émi Léïmage (@Lalykse) January 29, 2022
Si ça peut vous aider, je vous dis ce qui a marché et moins marché dans mon discours de parent : Déjà, j'ai supprimé tout ce qui représentait une source 3/n
Une autre chose très importante : le droit de changer d'avis. Si on a prévu d'aller se balader, de voir quelqu'un, d'enfiler des perles ou que sais-je, il peut changer d'avis même en cours d'activité. Et on ne lui en tient pas rigueur pour autant. Il peut avoir envie d'un truc
— Émi Léïmage (@Lalykse) January 30, 2022
de pression, à commencer par l'école. Quelques jours en attendant de trouver vers qui se tourner. Ensuite, j'ai respecté sa seule demande qui était que notre entourage ne sache rien. Sa vie lui glisse entre les doigts, s'il peut avoir UN contrôle, je lui laisse. Je me suis 4/n
— Émi Léïmage (@Lalykse) January 29, 2022
sans en avoir l'énergie, ou se rendre compte que ça ne lui fait pas autant de bien qu'espéré. L'idée qu'on gâche un moment ou qu'on oblige l'entourage est très lourde en terme de pression. Donc on respire un coup et c'est pas grave, on fait autre chose.
— Émi Léïmage (@Lalykse) January 30, 2022
acharnée à maintenir un dialogue serein entre nous. Ça a fonctionné puisqu'il a compris la démarche de demande d'aide à l'hôpital. Son état dépassait le champ de mes compétences et même s'il avait pu y entrer, j'étais la + mal placée pour l'aider étant sa maman. 5/n
— Émi Léïmage (@Lalykse) January 29, 2022
Ce n'est pas lui qui dicte réellement, c'est la dépression qui parfois, "parle plus fort". Ce sont ses émotions qui éventuellement lui gâchent un instant précis mais pas lui qui gâche une journée à la famille. C'est important de le dire. Prenez sur vous, ayez une soupape, mais
— Émi Léïmage (@Lalykse) January 30, 2022
Hasard du calendrier, nous devions refaire sa chambre. Lors d'une permission, il a pris possession de ses nouveaux meubles et de son nouvel environnement. Rien n'était rattaché à ses mauvais souvenirs, ça lui a fait du bien. Ensuite, on a beaucoup parlé de la maladie en 6/n
— Émi Léïmage (@Lalykse) January 29, 2022
ne lui faites pas sentir le poids de l'événement. Il l'a déjà. Mille fois. Et la culpabilité qui va avec. Remettez les choses en perspective. Volez les petits instants doux, savourez-les, servez-vous-en pour affronter le reste. Rien n'est insignifiant dans une dépression.
— Émi Léïmage (@Lalykse) January 30, 2022
elle-même. Je lui ai expliqué qu'il souffrait de LA maladie de la patience et de l'auto-indulgence. Le "get well soon", on oublie. Il a le droit d'aller mal, de le dire et ça prendra le temps qu'il faudra, ya pas d'urgence à guérir. 7/n
— Émi Léïmage (@Lalykse) January 29, 2022