Problème : l’Ukraine, sur le chemin du gazoduc « classique », peut fermer le robinet si elle le souhaite…
— Phil McNaughton (@phil_mcnaughton) February 22, 2022
De toute façon, les risques de dégâts collatéraux sur le gazoduc — lors d’une intervention russe à l’est de l’Ukraine — pourrait flinguer l’économie russe.
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L’Ukraine demande un arrêt de l’exploitation de Nord Stream 2, ce qui rendrait à nouveau les Russes dépendants du gazoduc passant par l’Ukraine, et mettrait donc en péril leur opération à l’est.
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Mais l’Allemagne risque d’en souffrir énormément…
1994 : protection occidentale par le Mémorandum de Budapest
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Les Ukrainiens obtiennent par ce mémorandum la garantie du respect de leur intégrité territoriale de la part des Américains, des Anglais et des Russes, en échange de l’abandon de leur arsenal nucléaire.
Celle-ci fait alors environ 10.000 morts (14.000 à ce jour). 2 millions de personnes fuient la région, dont 250.000 vers l’UE, et 350.000 vers la Russie.
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L’UE obtient son accord de libre-échange avec le nouveau président. pic.twitter.com/JryKnnR8Cd
Ce levier peut donc devenir une faiblesse, un flingue sur la tempe de la Russie, empêchant celle-ci de venir embêter l’Ukraine pro-Ouest en allant soutenir les républiques populaires séparatistes, ce qui est toujours l’objectif russe.
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En face, la Russie diversifie tant qu’elle peut son économie afin de ne plus dépendre de ses exportations de gaz et de pétrole, et de résister aux sanctions extérieures.
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2/7 : 2004, LA RÉVOLUTION ORANGE PRO-OUEST
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Cette année-là, 2 candidats s’affrontent pour la présidentielle : un pro-Occident (UE, OTAN, États-Unis…), Viktor Iouchtchenko (soutenu par la très médiatisée, en Europe, Ioulia Tymochenko, photo), et un pro-russe, Viktor Ianoukovitch. pic.twitter.com/A1luicfr36
Comme d’habitude, les États-Unis et la Russie donnent un coup de main aux deux camps antagonistes : CIA d’un côté, société privées de mercenaires de l’autre, et on s’en doute déjà à l’époque : https://t.co/5wXXDldny6
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L’Ukraine disposait donc d’un moyen de pression rendant impossible tt soutien russe direct aux séparatistes, en ayant la possibilité de fermer les vannes en cas d’agression ; capable d’asphyxier d’un coup les ventes de gaz russe à l’étranger, et donc les finances russes.
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Voilà, comme d’hab j’ai été plus long que prévu, mais je me suis jugulé, sincèrement. J’ai écarté beaucoup d’autres tenants et enjeux pour ne pas m’éterniser. Tout cela n’est qu’une porte ouverte vers des approfondissements.
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