Donc David Rosenhan, qui mène l'étude, et 7 complices vont appeler un hôpital psychiatrique en se plaignant d'hallucinations auditives. Ils vont mentir sur leur prénom et leur métier pour ne pas induire de traitement spécial. Le reste de leur biographie est vraie.
— Phencyclique (@AbbySyclette) February 19, 2022
Non classé
Ils sont reçus et une fois sur place, ne vont montrer aucun signe de maladie mentale. Pas mentir, rien, juste dire que les hallucinations ne sont pas revenues.
— Phencyclique (@AbbySyclette) February 19, 2022
D'ailleurs, petit arrêt sur l'hallucination auditive en question, ce sont des voix qui se contentent de dire des mots comme "vide", "vain" ou "bruit sourd". Rien d'autre. Pas très inquiétant mais suffisant pour être reçu.
— Phencyclique (@AbbySyclette) February 19, 2022
A partir de là, plusieurs choses.
— Phencyclique (@AbbySyclette) February 19, 2022
– La plupart des vrais malades de l'hôpital vont tous comprendre la supercherie assez vite mais vont jouer le jeu et ne pas la révéler au personnel.
-Les faux malades vont prendre des notes sur tout ce qui se passe dans l'hôpital.
– Le personnel de l'HP va interpréter chaque comportement des faux patients comme des manifestations de la maladie. Par exemple, ils vont considérer que leur prise de note est un travail d'écriture et le disent pathologique.
— Phencyclique (@AbbySyclette) February 19, 2022
Alors bon là sans surprise, petite parenthèse de leur prise de note, mais ils décrivent la déshumanisation au sein des HP, l'absence de vie privée, la fouille de leurs affaires, l'espionnage pendant leur toilette. Tout ça en leur présence mais en les ignorant.
— Phencyclique (@AbbySyclette) February 19, 2022
Bref, finalement, ils sont tous diagnostiqués schizophrènes. Et le seul moyen qu'ils ont eu de sortir a été de confirmer le diagnostic des psychiatres. Dire "je suis malade mais je vais rien". Affirmer que les psychiatres ont raison, quoi.
— Phencyclique (@AbbySyclette) February 19, 2022
Soudain, Maks, le chauffeur, éteint les phares. Noir total. Il roule en glissant sa tête hors de la fenêtre et bifurque dans un chemin forestier. Maks est maigre, il a un visage ciselé à la hachette et ses mèches blondes lui donnent une tête de surfeur épuisé.
— Nicolas Delesalle (@KoliaDelesalle) February 24, 2022
Maks pilote comme un pro, mais il parle peu, explique peu. On sent bien que ça le soûle d'être obligé de communiquer, il est fatigué, vraiment fatigué, la guerre lui a creusé les traits, il est à l'os.
— Nicolas Delesalle (@KoliaDelesalle) February 24, 2022
Le chemin serpente jusqu’à une zone plantée de bâtiments fantômes. C’est un ancien collège abandonné. Sur les murs, des prénoms d’ados amoureux du début des années 2000. Vadim&Olga 2003.
— Nicolas Delesalle (@KoliaDelesalle) February 24, 2022