Si un musée ne sait pas accueillir un public qui n'est pas habitué à le fréquenter, il échoue dans sa mission.
— c. (@ImLiving4Love) March 16, 2022
Non, nos élèves n'étaient pas tous totalement silencieux, ni tous calmement assis, mais ils n'ont rien fait de grave. Pourtant, ils ont été scrutés dès leur arrivée.
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Ils sont en 5e. Il y avait un groupe de CM1/CM2 parisiens qui tapaient non-stop sur les fauteuils de l'accueil en faisant un bruit énorme et en provoquant nos élèves, mais eux on leur a rien dit, et je suis sûr que leur accompagnateur n'a pas été aussi mal reçu que je l'ai été.
— c. (@ImLiving4Love) March 16, 2022
Alors aux surveillants qui nous ont mal regardé, nous ont suivi, à l'agent d'accueil qui m'a méprisé dès que j'ai dit le nom de la ville où j'enseigne, dès qu'il a vu mes élèves, à tous les visiteurs qui se demandaient ce que des élèves de Seine Saint Denis faisaient ici:
— c. (@ImLiving4Love) March 16, 2022
La honte c'est VOUS.
— c. (@ImLiving4Love) March 16, 2022
Vous échouez dans votre mission. Vous rendez difficile l'accès à la culture à des gens qui s'en sentent exclus. Vous perpétuez des inégalités.
Vous vous dîtes sûrement ouverts parce que vous fréquentez un établissement d'art contemporain mais c'est l'inverse.
Je suis super fier de mes élèves et des questions qu'ils ont posé. Je suis fier de leurs réactions dans le musée, dans la rue, dans la ville. Je suis fier qu'ils s'y soient sentis à l'aise.
— c. (@ImLiving4Love) March 16, 2022
Parce que l'avenir c'est eux et que vous ne pourrez rien faire sans eux.
Nous nous permettons de vous recontacter. Nous prenons très au sérieux l’expérience que votre classe a vécue, qui va à l’encontre de la mission qui nous est confiée et de nos valeurs. Nous allons vous appeler, votre témoignage doit servir à ce que cela ne se reproduise plus.
— Centre Pompidou (@CentrePompidou) March 17, 2022
Je souhaite que ses mots résonnent. Haut et fort. Non parce qu’il a tenté de se suicider, mais parce que ce qu’il écrit est juste, et appelle une réponse et des actes de @justice_gouv. Pour lui, et tous ceux qui travaillent aujourd’hui en juridiction avec les mêmes questions.
— Riiingmybells (@Riiingmybells) March 13, 2022
C’était un vendredi. Ce jour joyeux de fin de semaine. Lui ce matin-là, il a décidé de mettre fin à sa vie. Il a écrit une lettre sur ses conditions de travail, puis il a quitté le tribunal où il est jeune greffier. Il a acheté un couteau. Et il a enfoncé la lame dans son ventre.
— Riiingmybells (@Riiingmybells) March 13, 2022
« Si j’écris ce texte, c’est plus dans l’espoir (aussi mince soit-il) d’améliorer la condition des futurs greffiers qui vont me suivre.
— Riiingmybells (@Riiingmybells) March 13, 2022
(…)
Dans la lettre qu’il a laissée, il raconte son arrivée de jeune greffier à Mayotte, à 28 ans, à l’issue de sa formation à l’Ecole des greffes. Et puis la suite, qui très vite pèse, leste, jusqu’à finir par vous faire sombrer.
— Riiingmybells (@Riiingmybells) March 13, 2022