La logique de la goutte de poison atteint son paroxysme lorsqu’on parle des bataillons qui se sont formés à partir de 2014. 2 sont sur toutes les lèvres: Azov et Pravy Sektor. « Bataillon ultranationaliste », ça fait frémir. Le pouvoir russe utilise notre frémissement. 15/30
— Anna Colin Lebedev (@colinlebedev) March 18, 2022
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Oui, le bataillon Azov et le bataillon Pravy Sektor (2 sur une trentaine) ont été formés par des groupes politiquement ultranationalistes. Mais même dans ceux-là, de nombreux combattants ne partageaient pas l’ancrage politique du bataillon. 16/30
— Anna Colin Lebedev (@colinlebedev) March 18, 2022
La goutte de poison. J’avoue être épuisée de devoir encore et encore, pour la millième fois depuis 2014, faire le point sur l'extrême-droite et les "néonazis" en Ukraine. Des dizaines d’articles et d’interventions de multiples chercheurs. Et il faut recommencer. Long 🧶 1/30
— Anna Colin Lebedev (@colinlebedev) March 18, 2022
J’ai fait des entretiens en 2016-2017 avec plusieurs combattants de Pravy Sektor. Un bataillon très décentralisé, où chaque groupe vit un peu sa vie. Je n’ai pas détecté d’idéologie particulière; les gens s’y engagent parce que ce bataillon est non affilié à l’Etat. 17/30
— Anna Colin Lebedev (@colinlebedev) March 18, 2022
Le régime russe excelle dans la tâche de susciter notre indignation et notre doute. Son arme la plus puissante est de nous emmener sur son terrain, de nous imposer son agenda et ses grilles de lecture. La récente affaire « BHL à Mariupol » a ravivé la flamme. 2/30
— Anna Colin Lebedev (@colinlebedev) March 18, 2022
Azov est plus idéologisé et porteur d’idées ultranationalistes, mais en 2014-2015, beaucoup de combattants se retrouvent dans Azov sans motivation idéologique. Chacun de ces bataillons compte quelques centaines de personnes. Voir mon rapport. 18/30https://t.co/R30AHj9Nel
— Anna Colin Lebedev (@colinlebedev) March 18, 2022
Quelque chose me chagrine beaucoup. Avec mes élèves on a fait une sortie dans Paris. Ils étaient émerveillés et heureux d'être là. Le but c'était de leur montrer que tout ça c'est aussi à eux. Ils habitent à 10km de Paris et les 3/4 d'entre eux n'y avaient jamais mis les pieds.
— c. (@ImLiving4Love) March 16, 2022
Ils ont vu le Panthéon et certains m'ont dit qu'eux aussi y reposeraient un jour.
— c. (@ImLiving4Love) March 16, 2022
Ça c'était le matin. On a passé une matinée ensoleillée fantastique. On a marché, pris des photos, ri et mangé au Luxembourg. C'était la folie.
L'aprem on a visité Pompidou et l'expérience a été très violente pour eux et pour ma collègue et moi.
— c. (@ImLiving4Love) March 16, 2022
Une partie des gens du musée (surveillants, agents d'accueil) et des visiteurs nous a fait très largement comprendre par leur regard que les élèves n'avaient pas leur place.
Je suis assez persuadé que tous les groupes d'enfants de 12 ans ne sont pas aussi mal regardés dans ce musée, et qu'on n'envoie pas un surveillant supplémentaire pour les suivre à distance.
— c. (@ImLiving4Love) March 16, 2022
Le mépris de classe et le racisme transpiraient sur leur visage.