Je ne cherche pas à justifier. Je constate simplement que notre raisonnement suit la logique de la goutte de poison qui contamine tout le liquide où elle est versée. 5% des hommes en armes ukrainiens ont combattu aux côtés des nazis -> l’Ukraine était toute entière collabo. 7/30
— Anna Colin Lebedev (@colinlebedev) March 18, 2022
Non classé
Il n’est pas impossible d’ailleurs que je sois en train de donner une idée au Kremlin. Dans un prochain discours, Poutine pourra dire, chiffres à l’appui, que l’armée française est néo-nazie. Et par extension, que le pouvoir français est néo-nazi. Une seule goutte suffit. 23/30
— Anna Colin Lebedev (@colinlebedev) March 18, 2022
Oui, lorsque l’Ukraine indépendante se constitue, il y a parmi ses symboles les personnages ambigus que sont les nationalistes du milieu du XXe. Côté pile, ils luttaient pour l’indépendance de l’Ukraine. Côté face, beaucoup ont collaboré. 8/30
— Anna Colin Lebedev (@colinlebedev) March 18, 2022
Lorsque l’Etat a intégré les bataillons volontaires (sauf Pravy Sektor, marginalisé), cela a été fait dans une logique de reprise de contrôle. Plus facile de gérer les trublions dedans que dehors. Ça n’a pas très bien marché pour Azov qui a continué à se développer. 24/30
— Anna Colin Lebedev (@colinlebedev) March 18, 2022
Le récit historique est porteur de cette mémoire complexe. On commémore à la fois la participation des Ukrainiens à la lutte contre le nazisme et le combat nationaliste contre l’URSS. Mais le débat intellectuel est ouvert en Ukraine, la société travaille sur son passé. 9/30
— Anna Colin Lebedev (@colinlebedev) March 18, 2022
Mais les forces politiques ultra-nationalistes sont en constante diminution en Ukraine depuis 2014. Il n’y a pas de parlementaires d’extrême droite dans le parlement ukrainien. C’est aussi parce que le nationalisme soft, nourri par l’agression russe, est devenu mainstream. 25/30
— Anna Colin Lebedev (@colinlebedev) March 18, 2022
Je suis assez persuadé que tous les groupes d'enfants de 12 ans ne sont pas aussi mal regardés dans ce musée, et qu'on n'envoie pas un surveillant supplémentaire pour les suivre à distance.
— c. (@ImLiving4Love) March 16, 2022
Le mépris de classe et le racisme transpiraient sur leur visage.
Si un musée ne sait pas accueillir un public qui n'est pas habitué à le fréquenter, il échoue dans sa mission.
— c. (@ImLiving4Love) March 16, 2022
Non, nos élèves n'étaient pas tous totalement silencieux, ni tous calmement assis, mais ils n'ont rien fait de grave. Pourtant, ils ont été scrutés dès leur arrivée.
Ils sont en 5e. Il y avait un groupe de CM1/CM2 parisiens qui tapaient non-stop sur les fauteuils de l'accueil en faisant un bruit énorme et en provoquant nos élèves, mais eux on leur a rien dit, et je suis sûr que leur accompagnateur n'a pas été aussi mal reçu que je l'ai été.
— c. (@ImLiving4Love) March 16, 2022
Alors aux surveillants qui nous ont mal regardé, nous ont suivi, à l'agent d'accueil qui m'a méprisé dès que j'ai dit le nom de la ville où j'enseigne, dès qu'il a vu mes élèves, à tous les visiteurs qui se demandaient ce que des élèves de Seine Saint Denis faisaient ici:
— c. (@ImLiving4Love) March 16, 2022