B. Poirson est un cas emblématique : cadre chez Veolia (entreprise impliquée dans plusieurs scandales écologiques) elle devient secrétaire d’État auprès du ministre de l’écologie, puis retourne dans le privé chez le groupe Accor.
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Non classé
Jean-Baptiste Djebbari est d’ailleurs un fervent défenseur de l’hydrogène, et a contribué à ce que des fonds publics très importants soient attribués à ce secteur.
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Plus récemment, le député LREM M. Nogal n’a pas attendu la fin de son mandat pour devenir lobbyiste. Il a été nommé directeur général de l’Association nationale des industries alimentaires le 6 janvier dernier, soit 2 mois avant la fin de la session parlementaire.
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Certains y ont donc immédiatement vu un conflit d’intérêt.
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(6/22)https://t.co/SvP1k0viqv
Tout ceci pose une question très politique : celle de la porosité entre les responsabilités publiques et le privé. Ce n'est pas parce que c'est légal que c'est dans notre intérêt collectif.
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C'est à ce titre que l'on peut appréhender la polémique autour de J.-B. Djebbari.
(22/22)
Mais de son côté, la @HATVP chargée d’examiner la compatibilité des nouvelles activités privées des anciens ministres a publié un « avis de compatibilité avec réserves ».
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(7/22)https://t.co/vzRzwS0eHo
Dans cet avis, on apprend notamment que la saisine remonte au 31 janvier. Le projet du ministre est donc loin d'être récent. Il préparait déjà sa reconversion en plein exercice de ses fonctions.
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Avis à consulter ici en intégralité ⤵️https://t.co/alXd0Xl0Qn
(8/22)
Alors si rien n’est illégal a priori, pourquoi y a-t-il une polémique ?
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⁰Car ces allers-retours entre le privé et le public, dans des domaines directement liés, laissent craindre des conflits d’intérêt.
Les responsables agissent-ils vraiment dans l’intérêt du collectif ?
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Cette question se pose d'autant plus que ce n’est pas la première fois que le ministre est pointé du doigt sur cette question. Déjà en 2020 @Mediapart révélait qu’il avait été chef des pilotes de la compagnie aérienne luxembourgeoise Jetfly.
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(10/22)
Une compagnie qui ne payait pas en France les cotisations sociales de ses pilotes qui y vivent. Le journal remettait alors en cause le ministre dans sa capacité à «défendre le modèle social français ».
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(11/22)https://t.co/2d6BwmPEDr