Une autre fois, je descendais du tram et j'ai pas fait attention à l'espace entre le quai et le plancher du tram, mes petites roues se sont bloquées dedans. Je savais comment faire pour les sortir. Trois personnes m'ont attrapé, ne m'ont pas écouté, ont fait n'importe quoi.
— Ulvy ✨ (@FreakyUlvy) May 29, 2022
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Encore une autre, plus récente : je montais dans un bus, et y'a une manoeuvre précise à faire pour se caler dedans mais un homme m'a rapidement poussé contre la paroi du bus. Je voulais protester mais il s'est éloigné trop rapidement, j'ai rien pu dire.
— Ulvy ✨ (@FreakyUlvy) May 29, 2022
Un jour je roulais tranquillement dans une côte, à mon rythme. Une voiture s'arrête à mon niveau, un homme en sort, me pousse en courant jusqu'en haut et n'écoutant pas mes protestations. C'était terrifiant et les secousses m'ont fait mal.
— Ulvy ✨ (@FreakyUlvy) May 29, 2022
Y'a pas si longtemps, je revenais à Grenoble en train, un vieux corail sans porte assez large pour les fauteuils donc les prestataires accès + ont dû réduire la rampe du monte charge. La manœuvre était délicate, mais je gère. Un inconnu m'a brusquement poussé en avant.
— Ulvy ✨ (@FreakyUlvy) May 29, 2022
Depuis le mécanisme permettant de plier mon dossier fonctionne mal, et une de mes roues étaient passé à côté de la rampe, j'aurais pu tomber si le contrôleur ne l'avait pas dégagé.
— Ulvy ✨ (@FreakyUlvy) May 29, 2022
Toujours dans un train : je remonte la rampe d'un ter, elle est raide donc j'y vais doucement. Deux personnes attrapent mon marche pied, manquant de me faire basculer en arrière, et ma petite roue de sécurité aurait servi à rien dans ce cas.
— Ulvy ✨ (@FreakyUlvy) May 29, 2022
Dans ces conditions, les anti-choix n’ont même plus besoin d’envoyer des militants munis de pancartes hostiles à l’entrée des cliniques ; il leur suffit de payer des réclames ciblées pour abreuver les candidates à l’avortement de messages dissuasifs et de fausses informations. pic.twitter.com/gWLjQcMEjK
— Olivier Tesquet (@oliviertesquet) May 23, 2022
C'est toute la cruauté d'un système dans lequel les prédateurs sont mieux protégés que leurs victimes : un secteur économique dangereusement dérégulé vient raboter le droit des femmes à disposer de leur corps.
— Olivier Tesquet (@oliviertesquet) May 23, 2022
En l’absence de loi fédérale sur la protection des données, aucun texte n’encadre l’activité des data brokers. Des sénateurs s'en inquiètent, mais à ce jour, un seul État, le Massachusetts, interdit le chalutage des données de géolocalisation autour des établissements de santé pic.twitter.com/eet9n5tZR4
— Olivier Tesquet (@oliviertesquet) May 23, 2022
C'est une industrie du miroir sans tain : on ne connaît pas le nom des courtiers en données, mais eux savent 3000 choses sur chaque individu. Il s'agit d'une bombe à retardement qui fait voler en éclats la notion même d'intimité. Et ici, ce sont les femmes qui vont trinquer.
— Olivier Tesquet (@oliviertesquet) May 23, 2022