se retrouvent partagés entre 4 collègues parce que la prof titulaire est en congé maternité et non remplacée. Et bien sûr, à qui va-t-on s'en prendre, sinon, encore et toujours aux profs toujours absents ? (18/22)
— Monsieur Samovar (@m_samovar) May 31, 2022
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On a beaucoup ri de ces reportages où sont interviewées des personnes expliquant qu'elles peuvent enseigner pour des raisons parfois incongrues. Moi aussi j'ai ricané. Bêtement. Souvent, un candidat au CAPES a des motivations également naïves. (3/22)
— Monsieur Samovar (@m_samovar) May 31, 2022
On a percé des trous partout dans l'Éducation Nationale, on nous demande d'écoper le Titanic avec des petites cuillères percées de trous de la taille de mon ignorance en matière fiscale, et de dépasser une navette spatiale. (19/22)
— Monsieur Samovar (@m_samovar) May 31, 2022
La différence, est qu'un candidat au CAPES dispose – encore – d'une formation. Qui lui permettra souvent de réévaluer ses objectifs.
— Monsieur Samovar (@m_samovar) May 31, 2022
Mais le problème n'est pas là. Le problème est que ce qui se passe est similaire l'enclenchement d'un piège à loups. Je m'explique. (4/22)
Scoop : ça n'est pas possible. L'enseignement nécessite un investissement, c'est ce qu'il est. Comme la santé ou l'écologie. Nous sommes le temps long. Et on nous présente, dans cette époque de la rentabilité, de l'immédiat, de la punchline, comme anachroniques. (20/22)
— Monsieur Samovar (@m_samovar) May 31, 2022
Depuis plusieurs années – je dirais que ça a vraiment commencé sous Sarkozy – le statut de l'enseignant est attaqué. Violemment. Tâches qui se multiplient, précarisation (bon courage pour trouver désormais un poste fixe), et image de + en + dégradée aux yeux du public. (5/22)
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Alors que c'est le contraire.
— Monsieur Samovar (@m_samovar) May 31, 2022
Lorsque j'enseigne à un môme, je sais parfaitement que mon enseignement ne portera pas ses fruits immédiatement. Il faudra un mois, un an ou quatre. C'est normal. Pourtant je n'insulte pas l'élève. (21/22)
Je pourrais aussi évoquer une perte de moyen horaires (j'enseigne le français 3h30 par semaine contre 5h quand j'ai commencé), avec des exigences restant constantes, voir augmentant. Corollaire : la profession est désertée. (6/22)
— Monsieur Samovar (@m_samovar) May 31, 2022
Au contraire, je lui accorde plus d'attention encore. C'est pareil pour l'éducation.
— Monsieur Samovar (@m_samovar) May 31, 2022
Merci d'être resté sur ce fil gigantesque. Prenez soin de vous, renseignez-vous sur ce qu'il se passe dans l'éducation de vos enfants. On doit se serrer les coudes. (22/22)
Que fait donc le ministère ? Il recourt à des contractuels, plus précaires encore que les enseignants. Sans formation, et, comme c'est le cas à Versailles, avec des entretiens plus que sommaire. Tu connais 4 œuvres de Proust. Go, tu seras prof de français. (7/22)
— Monsieur Samovar (@m_samovar) May 31, 2022