Si les chiffres précis vous intéressent, voici la source sur le site @InseeFr ⬇️https://t.co/6DV98wzK3U
— Jules Grandin (@JulesGrandin) May 31, 2022
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Depuis plusieurs années – je dirais que ça a vraiment commencé sous Sarkozy – le statut de l'enseignant est attaqué. Violemment. Tâches qui se multiplient, précarisation (bon courage pour trouver désormais un poste fixe), et image de + en + dégradée aux yeux du public. (5/22)
— Monsieur Samovar (@m_samovar) May 31, 2022
Alors que c'est le contraire.
— Monsieur Samovar (@m_samovar) May 31, 2022
Lorsque j'enseigne à un môme, je sais parfaitement que mon enseignement ne portera pas ses fruits immédiatement. Il faudra un mois, un an ou quatre. C'est normal. Pourtant je n'insulte pas l'élève. (21/22)
Je pourrais aussi évoquer une perte de moyen horaires (j'enseigne le français 3h30 par semaine contre 5h quand j'ai commencé), avec des exigences restant constantes, voir augmentant. Corollaire : la profession est désertée. (6/22)
— Monsieur Samovar (@m_samovar) May 31, 2022
Au contraire, je lui accorde plus d'attention encore. C'est pareil pour l'éducation.
— Monsieur Samovar (@m_samovar) May 31, 2022
Merci d'être resté sur ce fil gigantesque. Prenez soin de vous, renseignez-vous sur ce qu'il se passe dans l'éducation de vos enfants. On doit se serrer les coudes. (22/22)
Que fait donc le ministère ? Il recourt à des contractuels, plus précaires encore que les enseignants. Sans formation, et, comme c'est le cas à Versailles, avec des entretiens plus que sommaire. Tu connais 4 œuvres de Proust. Go, tu seras prof de français. (7/22)
— Monsieur Samovar (@m_samovar) May 31, 2022
On crée donc un métier à plusieurs vitesses : les titulaires, au statut plus stables, mais brocardés et considérés comme des dinosaures feignasses, et des contractuels, au statut très start up nation (8/22)
— Monsieur Samovar (@m_samovar) May 31, 2022
et donc les compétences seront, par nature, hyper aléatoires. J'ai connu des contractuels absolument extraordinaires et d'autres qui, je ne plaisante absolument pas, on faillit se foutre par la fenêtre pendant que des élèves défonçaient des murs en cours. (9/22)
— Monsieur Samovar (@m_samovar) May 31, 2022
"Oui, mais au moins, il y a du monde devant les élèves !" Et c'est là le piège. De plus en plus, la société se scinde. Les enfants issus de familles ayant les codes scolaires s'en sortiront, presque quoi qu'il arrive. Il faut juste qu'ils reçoivent le minimum (10/22)
— Monsieur Samovar (@m_samovar) May 31, 2022
et qu'ils soient gardés pendant que les parents bossent. Les autres familles, elles, trouveront leurs enfants de plus en plus en difficulté devant un corps de profs de plus en plus volatile et peu formé. Disparités dans les bahuts, donc et entre les régions. (11/22)
— Monsieur Samovar (@m_samovar) May 31, 2022