Vous avez dès 1949, l’explication de l’argument « ça va, si on le dit gentiment et pour faire un compliment, ça passe ». Ça ne passe que parce qu’on part du principe, lorsqu’on est un homme, qu’il est normal de porter un jugement de valeur sur une femme dans l’espace public ⬇️
— Charles Gros (@CharlesGros76) June 20, 2022
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et qu’elle doit être flattée puisqu’elle existe essentiellement afin d’être un objet de désir. Il suffit d’avoir été une femme ou même d’avoir eu des enfants pour savoir que tout ça se met en place dès la socialisation primaire. ⬇️
— Charles Gros (@CharlesGros76) June 20, 2022
« L’immense chance du garçon » c’est que son éducation coïncide avec l’affirmation (virile) presque illimitée de soi dans l’espace public. Cela le place d’emblée du bon côté des rapports de force en société. ⬇️
— Charles Gros (@CharlesGros76) June 20, 2022
Voilà pourquoi on s’indigne lorsqu’une femme ose dire « foutez-nous la paix, ne nous parlez pas ». On fait alors comme s’il y avait symétrie des positions et on lui répond : « ça va, on peut aussi faire un compliment ou vous demandez l’heure ». ⬇️
— Charles Gros (@CharlesGros76) June 20, 2022
Mais complimentez une femme qu’on ne connait pas dans la rue, c’est rappeler les rapports de forces qui existent toujours déjà et conditionnent très largement les interactions entre les genres. ⬇️
— Charles Gros (@CharlesGros76) June 20, 2022
On comprend aussi pourquoi les milliers de témoignages sur Twitter et ailleurs convergent majoritairement vers le même dénouement : ce qui était un « compliment », quand on lui répond poliment se transforme en harcèlement et, si on lui oppose un refus, devient une agression ⬇️
— Charles Gros (@CharlesGros76) June 20, 2022
Un voisin se pointe je lui explique mon histoire. Je suis blanc, bobo, barbu, avec des Adidas au pied, il me fait confiance et me montre le local vélo de l’immeuble… Re-merde toujours pas de vélo.
— Nain Portekoi (@Nain_Portekoi) June 30, 2022
Le voisin compatissant me propose de visiter les caves.
Et puis de toute façon elle ne connait pas le nom du locataire. (Spoiler : elle ment) (suspense encore). Donc j’attends…. J’attends et j’attends. J’attends pendant une heure. (RIP mon après-midi au boulot)
— Nain Portekoi (@Nain_Portekoi) June 30, 2022
Et soudain… coup de téléphone ! Les policiers sont devant la porte.
Du coup j’ai l’identité de mon voleur, son adresse, je n’ai plus qu’à aller déposer plainte. Les policiers s’en vont vers d’autres aventures, en me disant qu’ils repasseront dans l’après midi voir si la porte s’est ouverte. Par hasard.
— Nain Portekoi (@Nain_Portekoi) June 30, 2022
Scène de fin d'après le générique façon Avengers : en partant je suis passé à Concorde vérifier ce que je savais déjà : mon vélo n'a jamais bougé. Il attendait calmement que je vienne le réparer. Ce qui fut fait.
— Nain Portekoi (@Nain_Portekoi) June 30, 2022
(Et là je pars en vélo dans le soleil couchant façon Lucky Luke)