Le massif forestier landais n’a rien d’une forêt : son million d’hectares est quasi exclusivement fait de monocultures intensives de pin.
— Clément Renard (@clemnaturel) July 16, 2022
La pinède appréciée des vacanciers est une zone artificielle, pauvre en biodiversité et uniquement destinée à enrichir les propriétaires. pic.twitter.com/F7dKK5u530
Non classé
Au lendemain des deux grandes tempêtes qui, en 1999 et 2009, ont dévastées la forêt landaise, les monocultures de pins sont à nouveau replantées sous la pression des exploiteurs capitalistes. pic.twitter.com/N77VIUXvJ4
— Clément Renard (@clemnaturel) July 16, 2022
Du 18 au 19e siècle, le massif landais était une région dévolue à la forge et l’agropastoralisme, faite de landes communales, de marécages et de forêts biodiversifiées, et peuplé des fameux bergers landais, nomades et solitaires, juchés sur des échasses. pic.twitter.com/VM6mGxSXRe
— Clément Renard (@clemnaturel) July 16, 2022
En France, 17 millions d’hectares soit 30% du territoire métropolitain sont des champs d’arbres qui subissent chaque année en moyenne 4.000 incendies détruisant en moyenne 11.000 hectares, en grande majorité dans la moitié sud du pays. pic.twitter.com/vEOW8x3zdZ
— Clément Renard (@clemnaturel) July 16, 2022
La colonisation, la privatisation et la transformation des Landes ont été lentes mais inexorables. Au 18e siècle, des investisseurs tentaient déjà de s’enrichir en exploitant cette terre marécageuse en plantant du riz, des arachides, du tabac, sans succès. https://t.co/mFpQVLbaRU
— Clément Renard (@clemnaturel) July 16, 2022
Il existe en France métropolitaine seulement 7.500 ha de forêts qui, bien qu’impactées par l'Homme à un moment de leur histoire, sont néanmoins exemptes de toute exploitation de bois depuis au moins 50 ans. Seuls 1.200 ha bénéficient d'une protection stricte. https://t.co/Ikn5djOwoa
— Clément Renard (@clemnaturel) July 16, 2022
La loi du 19 juin 1857, soutenue par Napoléon III, oblige communes et propriétaires à assainir et ensemencer les Landes avec des pins pour assécher les marécages, développer la sylviculture et répondre aux besoins de l’Empire et du capitalisme industriel. pic.twitter.com/VSWduG1NSs
— Clément Renard (@clemnaturel) July 16, 2022
Ces derniers bouts de forêts dans les Pyrénées et les Vosges abritent des peuplements mâtures, présentant de vieux arbres et du bois mort en quantité importante assurant la survie de la biodiversité forestière (insectes, oiseaux, mammifères, champignons, lichens, etc.) pic.twitter.com/C6g82DWrGx
— Clément Renard (@clemnaturel) July 16, 2022
Sur fond de baisse de la population locale, et comme en Amazonie avec le caoutchouc, des travailleurs exploités entailleaient le tronc des pins pour en recueillir la résine, matière première d’une industrie chimique balbutiante. pic.twitter.com/vDyP94BZ7D
— Clément Renard (@clemnaturel) July 16, 2022
Le prix moyen d’un ha de forêt est de 4.190€ (jusqu’à 12.000€). L’achat permet de bénéficier d’un avantage fiscale à hauteur de 75% de la valeur du bien si l’acquéreur adopte un « plan de gestion durable » (développe une sylviculture intensive à long terme). pic.twitter.com/pEWvgEBmBv
— Clément Renard (@clemnaturel) July 16, 2022