Il faut bien comprendre que la jeunesse délinquante était tellement diabolisée à cette époque dans l’opinion publique que des villages entiers partaient traquer, avec des fourches et des torches, des gosses de 13 ou 15 ans. Les bien-pensants commencèrent enfin à bien-penser pic.twitter.com/dStwd8oiyf
— Bismatoj (@bismatoj) August 23, 2022
Non classé
Et depuis quelques temps revient, en prime, la petite chanson du rôle éducatif de l’armée. Alors qu’aucun indicateur statistique ne démontre une augmentation significative de la violence ou du taux de récidive. Il n'y a pas d'échec. C’est le retour pur et simple de l’idéologie.
— Bismatoj (@bismatoj) August 23, 2022
Ça c'était juste pour vous permettre de dater l’époque à laquelle se situent les abrutis réactionnaires qui paniquent et chouinent aujd pour le retour des mineurs en prison classique : des gens en 1800 étaient déjà plus visionnaires qu'eux. Bref
— Bismatoj (@bismatoj) August 23, 2022
(vous avez capté que rien de ce qui se dit ou se passe aujourd’hui dans le spectre politique en matière de lutte contre la délinquance et de diabolisation de la jeunesse n’est nouveau ou original. Tout est cyclique that's the point Bob)
— Bismatoj (@bismatoj) August 23, 2022
Bref, tout ça pour dire deux choses essentielles, et désolé si c’était écrit à l’arrache. Ce n'est d'ailleurs pas un thread historique encore une fois et d'autre personnes le feraient bien mieux que moi
— Bismatoj (@bismatoj) August 23, 2022
La première prison pour mineurs est construite dans les années 1830. Il s’agit de la « Petite Roquette » située à Paris, à l’emplacement où se trouve aujd le square de la Roquette (11ème). Elle deviendra par la suite une prison pour femmes et sera détruite dans les années 70
— Bismatoj (@bismatoj) August 23, 2022
Qu’est-ce qui va nous sauver un peu de ce modèle de merde ? Bah les guerres et ses millions de morts. Comme souvent, la démographie et les enfants deviennent subitement un trésor national et un outil stratégique de redressement économique.
— Bismatoj (@bismatoj) August 23, 2022
La première chose, c’est que TOUS les fléaux que traverse une société sont d’abord traversés par sa jeunesse. Et c'est à ce titre qu' il faut l’écouter et la protéger en premier lieu. De grands hommes l'ont compris dans notre construction moderne
— Bismatoj (@bismatoj) August 23, 2022
A l’époque c’était pas bien compliqué, on se disait qu’un enfant ne pouvait être redressé que par le silence et la solitude, seuls outils lui permettant de réfléchir à sur ses actes et de retrouver le droit chemin. Même le collectif était individuel, avec des jolis boxes pic.twitter.com/UEzMgIIddx
— Bismatoj (@bismatoj) August 23, 2022
Les journalistes, écrivains, artistes s’emparent du sujet (voir notamment le film « Prison sans barreaux », réalisé en 1938 et qui racontait déjà à l'époque les sévices subis par des jeunes filles en maison de correction). On commence à se dire que tout ça, c'est bof.
— Bismatoj (@bismatoj) August 23, 2022