Féminisme

19 témoignages de misogynie médicale

Par Xavier 08/02/2026

Se faire soigner, c’est plus dur quand on est une femme.

En voici l’illustration avec une nouvelle salve d’anecdotes qui nous viennent pour la plupart du Twitter anglophone.

 

« C’est rien, c’est les hormones »

Trigger warning, ces histoires sont dures à lire, protégez-vous. C’est parti pour vos témoignages de misogynie médicale :
 
1.
Citation : « Quel exemple clair de misogynie médicale avez-vous vu ou vécu ? »
Tweet : « Je raconte toujours cette histoire parce qu’elle m’énervera à vie. Une fois, une infirmière s’est tournée vers ma mère et a demandé, alors que je tremblais et vomissais de douleur, si je n’étais pas… “juste stressée à cause d’un petit ami”. Pendant ce temps-là mon foie défaillait et mon sang ne coagulait plus. »

2.
« J’avais 19 ans et je demandais une stérilisation. Le médecin a dit : “et si votre futur mari veut des enfants ?” Ça m’a frappée qu’un homme imaginaire ait plus de droits que mon propre corps. »

3.
« J’avais tellement mal au genou que je ne pouvais pas marcher. On n’arrêtait pas de me dire que c’était à cause de ma fibromyalgie et de mon anxiété. Et on refusait de me donner des antidouleurs (je n’en ai pas demandé) parce que j’étais une mère célibataire “donc on ne veut pas que vous deveniez dépendante”. Six mois plus tard, j’ai enfin passé une IRM, j’avais une déchirure du ménisque. »

4.
« Faculté de médecine, gynécologie obstétrique. Une patiente de plus de 70 ans souffrant d’un abcès pelvien, qui pleurait de douleur. Le prof a insisté pour que nous pratiquions un examen gynécologique vu que c’est un diagnostic rare dans un hôpital universitaire. Elle a refusé mais il a quand même essayé de nous forcer à le faire. Je suis sortie, la plupart d’entre nous aussi. »

5.

6.
« Pendant mon accouchement, mon mari regardait la Formule 1 à la télé. J’étais un peu occupée, alors je lui ai demandé de l’éteindre. Un peu plus tard, j’ai remarqué qu’il jetait régulièrement un coup d’œil à l’écran. Il avait coupé le son. Ce n’est pas vraiment de la misogynie médicale, je voulais juste me plaindre de mon mari. »

7.

8.

9.
Tweet : « L’année dernière, ma cousine a commencé à ressentir de vives douleurs dans le bas du dos et le ventre. Ce n’était pas constant, mais quand ça arrivait, elle se pliait en deux. Parfois, elle n’arrivait même plus à se tenir droite. Nous l’avons accompagnée à la clinique. Le médecin a à peine levé les yeux de son ordinateur et a dit : “Probablement juste une douleur musculaire. Peut-être des crampes menstruelles. Prenez du paracétamol.” Pas de scanner. Pas de tests. Elle a essayé de le croire. Mais la douleur revenait sans cesse. Plus forte. Plus longue. Certaines nuits, elle pleurait en silence dans sa chambre pour n’inquiéter personne. Au bout de trois mois, elle a finalement perdu connaissance dans la salle de bain. Cette fois-là, aux urgences, ils l’ont emmenée passer des examens d’imagerie. Il s’agissait d’une infection rénale qui s’était propagée. Elle a eu besoin d’antibiotiques par voie intraveineuse et a dû rester à l’hôpital pendant une semaine. Quand nous avons dit à l’infirmière qu’elle se plaignait depuis des mois, elle a simplement dit : “Les femmes ont tendance à mieux tolérer la douleur.” Comme si c’était un compliment. Comme si ce n’était pas la raison pour laquelle personne n’écoutait. »

10.
« M’avoir dit pendant 18 mois que ma fracture de la colonne vertébrale n’était qu’une douleur de règles »

11.
« J’ai été hospitalisée après être allée aux urgences et le lendemain matin, un médecin m’a renvoyée chez moi car “une jeune femme” comme moi devrait “rentrer chez elle et se reposer”. J’ai dû revenir deux semaines plus tard dans un pire état parce qu’en fait j’avais un lupus et je faisais une poussée. »

12.

13.
« Après la naissance de ma fille, j’ai dû rester hospitalisée dix jours parce que mon état se dégradait. Chaque fois que j’essayais de me lever, je m’évanouissais. À un moment donné, d’après mon mari, j’ai même cessé de respirer. Il a paniqué et appelé un ami qui était cardiologue dans le même hôpital. Il lui a dit : “Tu sais, parfois, nos femmes cherchent juste à attirer l’attention quand elles traversent une période difficile.” Mon mari était furieux. Il a insisté pour que quelqu’un vienne voir. À l’arrivée de l’interne, mon mari lui a dit : “regardez.” Il m’a aidée à me lever et je ne me souviens pas de la suite. À mon réveil, la chambre était remplie de médecins paniqués. J’avais de nouveau cessé de respirer. C’est à ce moment-là qu’ils ont compris que je ne cherchais pas à attirer l’attention. »

14.
« Entendre qu’on ne peut pas se faire ligaturer les trompes parce qu’on n’est pas mariée et qu’on pourrait rencontrer un homme qui veut des enfants. »

15.
« Mon neurologue a fait passer plusieurs IRM et électroencéphalogrammes à mon frère, et il a changé son traitement 4 fois pour quand on lui a diagnostiqué son épilepsie. Moi, quand on m’a diagnostiqué mon épilepsie, il n’a fait aucun examen et s’est contenté d’augmenter ma dose jusqu’au maximum. Puis il a abandonné et m’a envoyée voir un autre spécialiste lol »

16.
« Être forcée de faire un test de grossesse dans le MÊME HÔPITAL que celui où on m’a retiré TOUT mon appareil reproducteur 3 mois avant. »

17.
« “Votre taux de fer est bas mais c’est normal parce que c’est difficile pour les femmes de maintenir un taux de fer élevé pendant leurs menstruations.” Donc, la plupart des femmes ont une carence en fer et on ignore tout simplement le problème parce qu’il est causé par les règles, cool.»

18.
« Voir l’homme à côté de moi à l’hôpital recevoir de la morphine pour son mal de ventre pendant qu’on me renvoyait chez moi avec du paracétamol et de l’ibuprofène pour un kyste ovarien qui avait éclaté et qu’on me disait “d’attendre que ça passe, que ça finirait par disparaître”. »

19.
« J’avais 19 ans et je demandais une contraception. Le médecin m’a demandé avec combien de personnes j’avais couché puis il a ri et a dit : “Eh bien, les actes ont des conséquences. Les filles comme vous reviennent toujours enceintes.” Je me suis sentie sale. Pas à cause du sexe, à cause de lui. »

 
 
C’est la fin de cette sélection spéciale pleine de témoignages de misogynie médicale.

 

Bonus

Et le moment est bien choisi pour vous partager notre article hebdo sur le féminisme :

@userchloe je marche dans la rue y’a un mec qui m’aborde en me disant "salut ! j’ai toujours rêvé d’aborder une fille dans une rue déserte!!" ????????? bah oui cest bien trouve encore plus terrifiant la prochaine fois

 
 

Articles les plus lus de la semaine

Commentaires 0

Rédigez votre commentaire

Looks good!
Looks good!
Looks good!
fermer